Notre-Dame de Paris,
en son 1er anniversaire (à quelques jours près) de ce terrible incendie
accueillait en ce vendredi saint,
malgré toujours de nombreux décombres
Une cérémonie en petit comité.
De très beaux textes (connus) d'écrivains célèbres et de Mère Teresa
ont été lus par des artistes,
suivis d'un magnifique AVE MARIA de Schubert chanté par une si belle voix …
J'ai soif !
Je vais soigner tes blessures.
Je vais faire de toi une nouvelle créature.
Je vais te donner la paix, au cœur même de toutes tes épreuves.
Mais j'ai soif de toi.
Ne doute jamais de ma miséricorde,
du fait que je t'accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner,
de ma soif ardente de te bénir, de vivre en toi ma propre vie.
J'ai soif de toi !
Si tu te crois sans importance aux yeux du monde,
cela ne m'importe pas du tout.
Pour moi, il n'y a qu'une chose qui importe :
il n'y a rien de plus important dans le monde entier que toi.
J'ai soif de toi !
Ouvre-toi à moi. Viens à moi et aie soif de moi.
Donne-moi ta vie et je vais te prouver combien
tu es important à mon Cœur.
J'ai soif de toi !
Peu importent tes errements.
Peu importe combien tu m'as oublié.
Peu importent toutes les croix que tu as dû porter toute ta vie.
II n'y a qu'une seule chose dont je veux que tu te souviennes tout le temps,
une seule chose qui ne changera jamais : J'ai soif de toi, tel que tu es.
Tu n'as pas besoin de changer pour croire en mon amour,
parce que c'est de croire en mon amour qui va te changer.
Tu m'as oublié, et maintenant je te cherche à chaque instant de ta vie,
me tenant debout, à la porte de ton cœur et frappant.
Tu penses que c'est dur à croire ?
Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Cœur transpercé pour toi.
Regarde vers mon Eucharistie.
Tu n'as pas compris ma Croix ?
Alors, écoute encore une fois ce que j'ai dit sur la Croix : J'ai soif !
Oui, j'ai soif de toi. J'ai soif de toi.
J'ai cherché quelqu'un pour combler mon amour et je n'ai trouvé personne.
Sois celui-ci.
J'ai soif de toi - de ton amour.
Extrait du "Testament Spirituel" de la Bienheureuse Mère Teresa
La Vierge à midi.
Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête. Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l’Éden de l’ancienne tendresse oubliée.
Dont le regard trouve le cœur tout à fait et fait jaillir les larmes accumulées.
Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France.
Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense.
Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue.
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus.
Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui.
Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que
vous êtes Marie, simplement parce que vous existez
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !
Paul CLAUDEL