Juste à point, j'ai lu dans un article du journal La Croix (peut être et probablement même d'autres journaux ont aussi écrit sur le même thème car c'était lorsqu'il faisait très chaud ... ) des remarques judicieuses et intéressantes.
J'ai extrait de cet article des lignes qui ne concernaient, comme vous pourrez le voir, pas uniquement des personnes de + de 75 ans, puisque l'on y parle (à juste titre) également de personnes bcp + jeunes.
Voici en complément de mon billet d'hier, ce qui m'a fait "tilt" je me permets de vous le livrer, car bien sûr, une journaliste écrit bcp mieux que moi, même si j'ai côtoyé et côtoye encore ces situations.
"Philippe Pitaud: «Ce sentiment de ne compter pour personne»
"Selon ce psychosociologue de la santé,
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"La vraie solitude, ce n’est pas forcément le fait de vivre seul. C’est surtout le sentiment d’être laissé pour compte, de "ne plus compter pour personne.
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"Selon une étude publiée début juillet par la Fondation de France , la solitude touche cinq millions de personnes en France. Aujourd’hui, plus du tiers des Français n’ont pas de lien soutenu avec leur famille (39 %) et ont peu ou pas de contact avec leurs voisins (37 %). Conduite auprès de 5 000 personnes, l’étude montre aussi que le phénomène concerne toutes les classes d’âge. Sur les trois dernières années, le sentiment de solitude a par exemple doublé chez les moins de 40 ans, qui sont désormais 6 % à se déclarer seuls. Mais, là encore, c’est chez les personnes âgées que le problème est le plus aigu : le quart des plus de 75 ans, soit 1,2 million de personnes, vivent dans la solitude.
« Les personnes seules ne vivent pas toujours mal leur isolement », souligne le rapport remis à Michèle Delaunay. « Celui-ci est souvent la conséquence d’un choix de société où l’autonomie individuelle est une valeur positive, partagée et défendue. Mais lorsque les relations choisies, aidantes, disparaissent et que la solitude s’impose, qu’elle est subie, les forces intérieures fondent aussi, peu à peu. On observe des phénomènes de repli, de dépréciation de soi, jusqu’à la perte de l’espoir de compter encore un jour pour quelqu’un », ajoute le rapport, en relevant que beaucoup de personnes âgées vivent mal cet isolement, davantage subi que choisi.
« C’est vrai que, spontanément, beaucoup de personnes âgées, même très isolées, ne font pas de démarche pour s’inscrire dans ces dispositifs municipaux. Certaines ne veulent rien demander, d’autres ont le sentiment qu’elles n’ont besoin de rien ni de personne », constate le docteur Christophe Trivalle, gériatre à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, près de Paris. Selon ce médecin, malgré le traumatisme de 2003, la mobilisation reste parfois difficile sur le terrain. « Chez nous, par exemple, on a de plus en plus de mal pour recruter des bénévoles auprès des personnes âgées », ajoute-il.
........ l’isolement est aussi et avant tout une question sociale. « On constate en effet que le sentiment de solitude touche 72 % des personnes ayant des bas revenus, contre seulement 31 % de celles en haut de l’échelle », souligne Jean-François Serres."
Extraits d'un article de Marta NASCIMENTO pour le journal La Croix.
